Photo de la page une d'un quotidien national. On y voit des pompiers se déplaçant en canoë à Ghardaïa. On a du mal à s'imaginer que cela se passe en plein désert.
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J'ai été sur place trois jours après le début de ces inondations et j'ai pu constater par moi-même l'ampleur des dégâts, le désarroi des populations sinistrées et le paysage apocalyptique qui s'en est suivi. Les dégâts matériels sont immenses. Selon les déclarations officielles, il y a eu une cinquantaine de morts dans la seule ville de Ghardaïa, mais le chiffre d'une centaine de morts et disparus est beaucoup plus proche de la réalité.
Fort heureusement, il n'y a eu aucun mort ou blessé parmi les membres Subud de la région. Par contre, les maisons de deux d'entre eux ont été sévèrement touchées.
Cette photo de Hamid (à droite) et moi-même a été prise dans le quartier où habite Hamid. On est loin du lit de l'oued et pourtant on voit bien les traces de l'eau sur le mur, elles nous arrivent au-dessus des épaules.
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Le second membre touché est le frère Bahmed Rechoum, habitant à Berriane, commune située à 43 km de Ghardaïa. Il a quitté son domicile, tôt le matin pour aller faire la prière de l'Aïd à la mosquée du village (située sur les hauteurs). Une fois la prière finie, il n'a pas pu rejoindre sa maison qui se trouvait dans la zone inondée et où étaient restés sa femme et ses enfants. Lui et sa famille se sont retrouvés ainsi toute la journée séparés et sans nouvelles les uns des autres, car le téléphone était coupé. Ce n'est qu'en fin de journée, après l'amorce de la décrue, qu'il a pu regagner son domicile et constater que les membres de sa famille étaient fort heureusement indemnes car ils s'étaient réfugiés au premier étage de leur maison. Par contre, les dégâts matériels sont très importants : l'eau avait rempli la cave et était montée à environ 50 cm au niveau du rez-de-chaussée. Ce frère a donc, lui aussi, perdu une bonne partie de son mobilier et de ses affaires personnelles. Il a été obligé de déménager provisoirement et n'habite plus sa maison, en attendant les travaux.
Maison d'un ami (non Subud) se trouvant près du lit de l'oued. L'eau est montée jusqu'à mi-hauteur du premier étage. Ses occupants ont survécu en se réfugiant sur la terrasse.
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Il faut savoir qu'en Algérie, la plupart des habitations ne sont pas assurées et c'était le cas pour nos deux frères Subud. L'état algérien a décrété la zone de Ghardaïa comme sinistrée et promis d'aider les victimes mais, quand cela se fera-t-il et jusqu'à quel point? On ne sait pas encore.